Les tics

Chez d'autres, c'est un reniflement, ou un bruit de gorge comme un gloussement. Ces tics ont diverses caractéristiques que l'on retrouve régulièrement. Ce sont des mouvements involontaires, rapides, se reproduisant toujours semblables à eux-mêmes. Ils ne sont pas intentionnellement déclenchés mais sont contrôlables par la volonté. Si l'on demande à l'enfant de faire attention pendant un moment, d'éviter de les présenter, il arrivera à se contrôler.

Ils sont très stéréotypés et sont semblables chez le même enfant, mais il arrive au bout de quelque temps qu'un tic soit remplacé par un autre. Ils sont extrêmement agaçants pour l'entourage, surtout quand il s'agit d'une grimace, d'un mouvement important d'inclinaison de la tête ou de haussement d'épaules, et les parents ont tendance à dire : « Arrête ! », « Tu as fini ? », ce qui n'arrange rien et n'atténue aucunement le tic.

Il ne s'agit jamais d'une maladie neurologique, bien que dans quelques cas leur intensité, leur répétition, leur durée fassent parler de maladie des tics. Mais cela est très exceptionnel et en règle générale les tics sont légers et vont durer quelques semaines ou quelques mois seulement. Il faut toujours chercher un point d'appel au tic, bien qu'on le trouve rarement. Pour un clignement d'yeux, il faut faire un examen oculaire et vérifier qu'il n'existe pas une conjonctivite chronique ou un trouble de la vision à son début. Pour un reniflement ou un gloussement, faire pratiquer un examen oto-rhino-laryngologique et éliminer l'existence d'une sinusite ou d'une infection rhinopharyngée.

En fait, le tic est une décharge motrice en relation avec un trouble psychologique, un traumatisme que l'on retrouvera par l'interrogatoire, ou la manifestation d'une anxiété profonde dont on peut parfois retrouver la raison. La bonne attitude des parents est d'abord de montrer l'enfant à un médecin pour être sûr qu'il s'agit bien de tics et que ceux-ci ne proviennent pas d'un trouble ou d'une affection neurologique. On peut alors être parfaitement rassuré sur leur bénignité et leur caractère transitoire. Il faut en parler le moins possible à l'enfant, les remarquer le moins possible.

Ils s'exagèrent toujours lorsque l'enfant se sent observé, dans les états de tension, d'énervement. L'administration de petits calmants, à doses légères durant la journée, un peu plus le soir, est utile. Il faut réfléchir à ce qui peut gêner, inquiéter ou angoisser l'enfant. C'est parfois un problème scolaire, une difficulté avec un maître, ou des camarades. Les tics sont le plus souvent la manifestation banale d'une anxiété dont il faut s'efforcer de trouver la cause.