L'échec scolaire

Un environnement scolaire parfois inadapté

Quels que soient le dévouement et la compétence de la plupart des enseignants, il ne leur est pas toujours possible d'adapter leur pédagogie à la personnalité de tel ou tel enfant. Vous devez le savoir pour compléter leurs efforts. Des classes surchargées ne favorisent pas l'apprentissage, surtout si votre enfant a du mal à se concentrer. Insistez pour qu'il ne s'installe pas au fond de la classe avec un petit groupe de copains faisant les pitres. Des rythmes scolaires trop soutenus. En France, les journées de classe dans le primaire sont les plus longues d'Europe. Elles sont prolongées par des devoirs à la maison ; cette pratique, qui s'est instaurée pour répondre à une pression très forte des parents, est pourtant l'objet d'un interdit ministériel ! La France détient un record, celui des vacances les plus longues d'Europe. C'est pourquoi la pratique des cahiers de vacances est devenue 'un rituel, les parents ayant peur de voir leurs enfants tout oublier du fait de cette coupure importante.

Aussi s'aperçoit-on que, dès le cours préparatoire, les enfants font l'objet d'une série forcenée d'apprentissages, guère favorable à leur équilibre. Il serait sans doute préférable qu'ils bénéficient de journées d'école plus courtes, avec, comme en Allemagne par exemple, des après-midi sportifs ou créatifs organisés par les communes ; de moins de travail à la maison et de vacances moins longues. Mais, apparemment, la mise en place de ces rythmes se heurte à bien des difficultés d'organisation pour les parents, les enseignants, les professionnels du tourisme, etc.

Le besoin d'une pédagogie adaptée à votre enfant.

L'instauration des groupes de niveau et des cours de soutien va dans ce sens, car il peut arriver que les méthodes appliquées par tel ou tel enseignant ne conviennent pas à votre enfant. Qu'on le change de groupe, et le voilà qui prend un nouveau départ. Il serait souhaitable de procéder ainsi plus souvent. Il est vrai que l'organisation de l'école pourrait pâtir de ces changements s'ils devenaient trop fréquents. Les enseignants seront d'autant plus ouverts à votre point de vue de parent que vous suivrez attentivement le travail scolaire de votre enfant, que vous participerez aux activités de l'école, que vous respecterez le calendrier scolaire. La participation du père et de la mère est souhaitable étant donné la disponibilité nécessaire.

Un soutien familial indispensable

Une présence affectueuse au moment des devoirs est importante dans le climat actuel de surcharge scolaire. Mais « faire ses devoirs » devient parfois un cauchemar pour l'enfant soit parce qu'il ne reçoit aucun soutien familial, soit parce que les exigences de ses parents le rendent anxieux. Des difficultés relationnelles et affectives au sein de la famille sont propices au repli de l'enfant sur lui-même et peuvent l'empêcher de s'investir dans les acquis scolaires.

Un enfant apparemment pas intéressé

Remettons en question le sempiternel « trouble de concentration ». On disait autrefois que les enfants étaient paresseux, aujourd'hui on dit qu'ils manquent de concentration, mais ces mêmes enfants sont, par ailleurs, capables déjouer une heure entière avec un jeu électronique. Ce qu'on appelle hâtivement « manque de concentration » n'est généralement qu'un manque d'intérêt pour le sujet proposé, qui vient d'une difficulté à comprendre le sens de l'exercice. Bien souvent, dès que l'écolier comprend ce qu'on lui demande, son attention revient.

Votre enfant peut encore présenter des difficultés du fait :

  • d'une fatigue générale, qui peut être le symptôme d'un état pathologique : un examen médical est alors souhaitable ;
  • de difficultés spécifiques, comme la dyslexie;
  • d'une inadaptation entre le niveau de la classe et ses capacités.